Deux arrêts majeurs du 3 avril 2025 viennent consolider les droits des victimes en matière d’aggravation du préjudice corporel en renforçant à la fois l’accès au juge et les règles d'indemnisation du dommage corporel.
Par deux décisions rendues le 3 avril 2025 (2e chambre civile, n°23-18.568 et n°23-20.287, la Cour de Cassation précise et renforce sa jurisprudence relative à l’aggravation des séquelles corporelles.
Ces arrêts constituent une avancée déterminante pour les victimes en rappelant les principes fondamentaux de la réparation intégrale du préjudice corporel.
Dans cette première affaire, la Cour de cassation affirme un principe fondamental :
L’action en aggravation du préjudice corporel est recevable même en l’absence d’indemnisation initiale dès lors que :
Le droit d’agir ne dépend donc pas du versement effectif d’une première indemnité, mais de la reconnaissance préalable du dommage corporel.
Cette solution protège les victimes confrontées à des situations fréquentes : procédure inachevée, contentieux long, transaction partielle ou absence de paiement, suivies d’une dégradation de l’état de santé.
L’aggravation constitue un préjudice autonome, ouvrant droit à une
indemnisation spécifique et distincte.
Dans ce second arrêt, la Cour de cassation rappelle un principe fondamental du droit du dommage corporel : l’interdiction de toute double indemnisation.
Le juge ne peut pas :
Seule la part du préjudice liée à l’aggravation doit être évaluée, sur la base :
Cette position garantit une réparation équitable, conforme au principe de réparation intégrale sans enrichissement injustifié.
Ces décisions s’inscrivent dans une ligne jurisprudentielle constante :
La reconnaissance de l’autonomie de l’action en aggravation, même sans indemnisation initiale, constitue une avancée majeure pour les victimes.
Une action en aggravation suppose :
Notre cabinet, exclusivement dédié à la réparation du dommage corporel,
accompagne les victimes à chaque étape afin d’obtenir une indemnisation juste, évolutive et conforme à leurs droits.
Un préjudice corporel non indemnisé ou insuffisamment réparé peut encore l’être.
Contactez notre cabinet pour une étude personnalisée de votre situation et la défense optimale de vos intérêts.